L’activité d’observation des baleines et cétacés s’est développée à partir des années 80 en Patagonie comme une alternative à la chasse. Mais le whale-watching n’est pas sans impact sur le comportement des grands cétacés. Au-delà des impacts directs sur le comportement, nous voudrions compter ici un exemple d’impact indirect. C’est pour nous un exemple de la complexité que peut revêtir l’interaction entre l’activité touristique et conservation de la faune.
 

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En Péninsule Valdès, on ne peut monter à bord d’un bateau d’observation qu’à partir de Puerto Piramides, un village de 300 âmes distant de 80 kms de Puerto Madryn. En période de reproduction des baleines franches australes (juin-décembre), la fréquentation du site explose, les poubelles aussi. Et par voie de conséquence inattendue, la population de gaviota cocinera, une espèce de goéland, croit de manière exponentielle au fil des ans. On décide alors après débats de faire suivre les déchets de Puerto Piramides à Puerto Madryn. Conséquence doublement inattendue : augmentation des attaques de baleines par les goélands pour s’alimenter de leur graisse notamment. D’après les dernières études, les baleines franches en péninsule valdès passeraient près de 25 % de leur temps à esquiver les attaques. Certains conservationnistes pensent déjà à ramener les poubelles …
 
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