10-11h. Le marin de l’association Doradillo Velas accueille les volontaires à l’aéroport de Trelew. Transfert rapide sur Trelew pour le repas pris sur la route ou à
Trelew selon l’horaire d’arrivée de l’avion. 13-16h. Transport privatif de Trelew à Camarones (3 à 4 heures de route au milieu de la steppe patagonne : guanacos (cousin des lamas), choique (petite autruche), et
paysages sans fin. 17-20h. Présentation de l’équipe, formalités portuaires, récupération des derniers vivres et des prévisions météo, chargement du matériel et des sacs à bord,
briefing sécurité, installation du campement. 21-23h. Repas au camping municipal autour de cuisine traditionnelle patagonne. Nuit au camping sous tente. Jour 2: Navigation Camarones - Ile Tova
Nous larguons les amarres à l’aube après une dernière douche chaude à terre et le petit déjeuner pris sur le bateau. Nous devons parcourir 42 milles nautiques dans
la journée (entre 8 et 11 heures).
Notre navigation pour rallier le premier mouillage de l’ile Tova est une des plus belles à faire dans la région. Nous naviguons dans la baie de Camarones ou réside à
l’année un groupe de dauphin de Comerson, contournons Arce où s’alimentent fréquemment des dauphins obscurs, embouquons le canal Leones qui offrent des paysages colorées et à perte de vue et
devons zigzaguer entre les récifs du golfe San Jorge. Le repas de midi est pris à bord.
A l’arrivée sur Tova, nous nous répartissons le travail logistique :
• Assurer le mouillage • Installer le campement dans la vieille base baleinière désaffectée • Préparer le matériel scientifique pour le lendemain
La vie en campement commence : les repas sont pris à terre, nous dormons sous tente.
Jours 3 à 8 : Travaux de terrain sur la colonie de Gran Robredo – Campement Ile Tova
Nous larguons les amarres tous les jours vers 9h pour rejoindre la colonie qui se trouve à une heure de navigation au sud du mouillage. Une équipe, sous la
responsabilité de Flavio est débarquée sur la colonie en zodiac alors qu’une autre équipe, sous la responsabilité de Laurent reste à bord. Les deux équipes restent en contact radio permanent.
Nous rentrons tous les jours au campement de Tova sur les coups de 19h.
Les navigations quotidiennes d’allers et retours vers Gran Robredo seront l’occasion de rencontres avec des dauphins ou des lions de mer, et normalement de bonnes
parties de pêche. Les équipes alternent tous les jours.
Cette organisation pourrait être différente si nous réalisons qu’il est possible d’établir un campement directement sur Gran Robredo (en cas de très faible densité
sur la colonie). L’ile Tova abrite une ancienne base baleinière désaffectée un temps reconditionnée en base d’exploitation du guano (selles des cormorans utilisés comme engrais
naturels) puis finalement abandonnée. La contemplation de cette vieille base ne peut laisser indifférent, nous replongeons dans l’histoire l’espace de notre mission scientifique. L’ile abrite par
ailleurs plusieurs colonies d’oiseaux marins dont l’une des plus importantes colonies de manchots de Magellan (près de 60 000 couples) de Patagonie.
Tova est une ile de taille réduite (3kms sur 2) où l’avifaune est omniprésente, où la présence humaine disparait chaque jour plus sous les coups de vents, où le
sentiment prédominant est celui de déranger, celui d’être au milieu de nulle part, lâché au beau milieu de l’océan. Les ballades à terre sont tout à fait envisageables et l’observation des
manchots est une activité sans fin que Flavio vous fera découvrir avec plaisir.
Jour 9 : Navigation Ile Tova – Ile Leones ou Caleta Horno
Nous larguons les amarres dans la matinée après la toilette, le rangement du camp et l’au revoir qui s’imposent à la colonie de manchots. Nous devons parcourir 16
milles nautiques dans la journée (entre 3 et 5 heures selon les conditions de vent).
Lors de cette seconde navigation, nous aurons là aussi peut être la chance de croiser quelques cétacés afin de relever des données pour les collègues chercheurs. Le
mouillage sera choisi en fonction des conditions de vents prévus : l’ile Leones possède deux bons mouillages abrités des vents de nord jusqu’à Sud Est mais relativement ouverts aux vents
d’ouest. Nous pourrions prendre la décision d’établir le campement dans la caleta Horno, à quelques encablures sur le continent.
A l’arrivée au mouillage, nous nous répartissons le travail logistique :
• Assurer l’amarrage du voilier • Installer le campement à terre • Préparer le matériel scientifique pour le lendemain
L’après midi est libre pour aller observer notamment les colonies de lions de mer. La vie en campement reprend : les repas sont pris à terre, nous dormons sous
tente.
Jours 10 à 12 : Travaux de terrain sur la colonie de Arce – Campement Ile Leones
L’ile Arce est au cœur du nouveau Parc Marin National et de grands groupes (plusieurs dizaines) de dauphins austraux et obscurs sont souvent observés dans la zone.
Les difficultés de navigation qui l’entourent (forts courants, récifs, effets de cap, …), son allure de grande cathédrale rocheuse et ses débarquements scabreux en font un objectif à la fois
difficile et attirant.
La colonie de pétrels d’Arce est distante de 2 à 3 heures de navigation de l’ile Leones, 4 heures depuis le mouillage de Caleta Horno. Nous ferons donc le maximum
pour établir un campement pour une équipe sur Arce directement. La colonie de Pétrels est particulièrement inaccessible : le débarquement sur Arce en zodiac est délicat et la navigation entre
Leones et Arce peut en cas de vent contre courant nous faire rencontrer des conditions difficiles. La colonie reste toutefois de taille réduite (300 couples) et le travail à réaliser pourrait
l’être fait en 2 jours. Nous prévoyons 3 jours sur la zone pour prendre en compte toutes ces difficultés : nous bénéficierons ainsi d’une bonne marge de manœuvre et pourrons choisir les plus
belles journées pour les travaux de terrain.
Ce sont les conditions de vent sur place qui dicteront les lieux de mouillages, l’établissement ou non d’un campement sur Arce, etc… Autour d’Arce et dans les
mouillages abrités de Leones et Caleta Horno, nous sommes en contact radio avec les services météos argentins pour les prévisions au jour le jour.
Jour 13 : Ballades et détente sur l’ile Leones ou la Caleta Horno
En fonction des mouillages déjà utilisés pour les travaux sur la colonie d’Arce et des attentes des volontaires, nous réaliserons notre dernier mouillage forain sur
Leones ou Horno. Au matin, nous préparons le nécessaire pour de grande ballade à pied à la découverte de la côte. Par petits groupes de 2 ou 3 personnes, chacun emportant radio et gps, nous
aurons le plaisir de marcher dans des paysages vierges et à la faune riche.
L’ile Leones abrite une grande colonie de lions de mer, une autre de manchots de Magellan, un phare désaffecté construit à l’époque par des français, un sommet
relativement élevé permettant de jouir d’un paysage fantastique à 360° et une très grande quantité d’oiseaux marins. Les orques sont fréquemment observés près de la colonie de lions de
mer.
La Caleta Horno (que l’on pourrait traduire par « la crique du four », en raison de son micro climat) est le mouillage forain le plus sûr entre Buenos Aires et
Ushuaia. Cet abri nécessite un long travail de préparation, nous faisons entrer en effet le bateau dans un véritable trou de souris ; en plus des ancres ce ne sont pas moins de deux cent
mètres d'amarres que nous devrons installer sur les rives. Nous préparons un nouveau campement à terre.
Plusieurs balades à terre sont possibles. Au sud suivant la côte, nous accédons à des plages magnifiques et désertes, ouvertes sur la baie Gil (sépultures
indigènes). Au nord, les accidents de la côte (criques, calanques, péninsule) offrent une très belle balade. Entrant dans les terres, nous pouvons marcher vers le phare San Gregorio et bénéficier
d’un paysage époustouflant. La pêche peut aussi être envisagée (mérou, saumon, bar). Sur les contreforts, on croise fréquemment les guanacos, les choique (petites autruches), les aigles, de
nombreux oiseaux marins (huitriers, cormorans, …), les moutons,…
Jour 14 : Navigation de retour sur Camarones (dimanche 20 avril 2007)
25 milles de navigation au programme de cette dernière journée : entre 5 et 8 heures de mer selon les vents. Là aussi l’occasion d’observer la faune marine. Nous
ferons quelques détours pour augmenter nos chances et passerons si les conditions le permettent par l’archipel des iles blanches et pousserons l’étrave dans la caleta Sara.
A l’arrivée à Camarones, nous retrouvons la civilisation après probablement 15 jours complets sans autre rencontre que la faune de Patagonie. Un très bon repas est
prévu chez notre ami Jorge Kriegel, grand pêcheur devant l’éternel qui nous préparera sans faute une belle pièce de saumon sauvage ou de belles araignées de mer.
Dernière nuit sur place, au camping municipal, sous tente.
Jour 15 : visite de Camarones et transfert sur Trelew
Journée libre pour les volontaires pendant que l’équipage assure l’entretien et le contrôle du bateau. Un transport privatif (mais non accompagné par un membre de
l’association) pourra être organisé en fonction des horaires de vol prévus sur Trelew. Il existe aussi un bus partant à 16h de Camarones (arrivant à 19h30 sur Trelew).